Archives expositions collectives 1er semestre 2013

Extraits du dossier de presse


Ulysse, dans son périple, a connu différents lieux d’accueil, de refuge ou d’enfermement, a parcouru des sites qui ont contribué́ à construire l’homme et sa métamorphose. L’exposition présentée se propose d’explorer le thème du voyage en l’abordant sous différents angles et se partage en trois parties, une en intérieur, les deux autres en extérieur.


L’exposition, dont le commissariat est assuré par Christiane Courbon, s’inscrit dans le parcours d’art contemporain « Ulysses » conçu et coordonné par le FRAC Provence Alpes Côte d’Azur et placé sous le commissariat général de Pascal Neveux, assisté de Karina Bianchi, à l’occasion de Marseille-Provence 2013 Capitale européenne de la culture.


Exposition collective dans les locaux du musée

Au dernier étage du château, les oeuvres exposées explorent la façon dont les artistes contemporains se sont emparés de la question plus que jamais actuelle de territoire, de racines, de voyage, de rêve de liberté, de contrainte, de dépaysement, de perte de repères... Entre désir et nécessité, nomadisme et sédentarité, l’homme contemporain, écartelé parfois entre ses diverses aspirations, questionne la notion de territoire -acquis, perdu ou déplacé, (re)trouvé. Il en redéfinit les limites, tant géographiques que mentales. L’éloignement s’avère parfois indispensable pour partir à la rencontre des autres et de soi.


Rassemblant 19 artistes, l’exposition confronte des pratiques aussi diverses que la peinture, le dessin, la sculpture, la sérigraphie, la photographie, l’installation, la vidéo, le son…









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Comme dans le titre de l’exposition « Le chez soi et l’ailleurs », le traitement du sujet se situe dans un entre-deux permanent, qui oscille entre présence et absence, humour et poésie, histoire personnelle et mythe, sentiments ambivalents et contradictoires. Et parfois, il nous transporte « de l’autre côté du rêve. »


Dans cette exploration, la maison se fait tantôt rassurante, telle la Maison de riz de Wolfgang Laib, tantôt oppressante, comme les écrasantes barres d’immeubles d’Yves Belorgey ou de Valérie Jouve. Quelquefois même, son équilibre nous semble fragile, comme le souligne Hervé Coqueret dans sa courte vidéo Fondu enchaîné.

Il est question d’enfermement et de désirs d’évasion, d’autres mondes possibles – Mathieu Mercier, Gilles Aillaud, Philippe Mayaux, Patrick Everaert, Marie Bovo… Mais la frontière est toujours ténue entre la fascination d’un ailleurs chimérique et le réel abordé. Marie Ducaté, Jennifer Tee, Martin Parr, se situent sur le fil entre ces deux possibles. Le voyage, l’itinérance, l’errance, l’exil, questions tellement actuelles –Ulysse est toujours là – sont abordés par la majorité d’entre eux : le colombien Guillermo Moncayo-Barbarosa révèle une architecture apparemment sans fin du transport et de l’éphémère: quais d’aéroport, stations de métro, bureaux de douane, déambulations, barrières et clôtures.


L’artiste franco-marocaine Bouchra Khalili cartographie la subjectivité de trajets personnels à la rencontre de l’autre, dans la simplicité austère de constellations qui représentent les principales villes et les chemins empruntés, tandis que Leïla Brett extirpe de plans de Tokyo les seuls réseaux de circulation, gommant toute trace d’urbanisme. Bernard Pourrière capte des climats sonores et visuels de par le monde via Internet, Claire Tabouret construit le radeau de l’espoir ou du désespoir et Robert Blanc interroge la mythologie de l’âge d’Or dans une quête du retour. Quant à Tatania Trouvé, elle semble avoir laissé là ses bagages comme une peau après la mue… la métamorphose espérée du voyage ?


Dans le parc du château


Cabanon vertical, Au risque de se perdre.

Dans le parc de Châteauneuf le Rouge, un ancien jardin à la française, planté de buis multi-centenaires, révèle une architecture paysagère dans laquelle alternent cheminements étroits, voûtes et carrefours. Ce sont les zones de vide, les espaces interstitiels délimités par ces haies de buis qui ont intéressé le collectif d’artistes. Expérience de parcours initiatique à mettre en parallèle avec celle du héros de l’Odyssée, l’oeuvre joue le rôle de révélateur dans le paysage. Elle est constituée de dispositifs ponctuels intégrant surprises et étonnement, perte de repères, découverte d’ailleurs, de nouveaux points de vue… Elle invite le visiteur à créer son propre cheminement ou à accepter d’être dérouté. Le principal intérêt du voyage n’est-il pas de se perdre ?

Une commande spécifique d’oeuvre architecturale a été confiée au collectif d’artistes Cabanon Vertical. L’oeuvre, installée dans le parc, est réalisée en coproduction avec le Fonds Régional d’Art Contemporain Provence-Alpes-Côte d’Azur dans le cadre de l’itinéraire d’art contemporain Ulysses à l’occasion de Marseille Provence 2013.

  Le chez soi et l’ailleurs, l’autre côté du rêve

  Arteum, Châteauneuf-le-Rouge

  16.05 - 27.10.2013

Projet in situ : exposition « Le chez soi et l’ailleurs » 2012. Prolongement 2013


En 2012 et en préfiguration de l’année 2013, ARTEUM – musée d’art contemporain conviait six artistes, Joël Bélouet, Alain Brunet, Sandro Della Noce, Pascale Mijares, Olivier Nattes, Benoît Rassouw à créer pour le parc des installations spécifiques sur le thème du voyage. Une itinérance parsemée de pauses dévoilait à notre regard des paysages insoupçonnés.


Les oeuvres ont depuis vécu une année au rythme du temps. Les artistes sont invités à questionner l’évolution naturelle en interaction avec l’environnement et à imaginer un prolongement de leur travail initial. Ces installations dialoguent avec l’oeuvre du Cabanon Vertical, Au risque de se perdre.

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2013. Tous droits réservés

Exposition du 16 mai au 27 octobre 2013. ARTEUM Musée d’art contemporain, Le Château, RN7 - 13790 Châteauneuf-le-Rouge. Tél.: +33 (0)4 42 58 61 53. Ouverture du mercredi au samedi de 14h à 18h.


ArtCatalyse-archives Le chez soi et l’ailleurs, l’autre côté du rêve, Arteum, Châteauneuf-le-Rouge