Archives expositions collectives 2ème semestre 2013

Cornelia Konrads est née à Wuppertal, en Allemagne. Elle a étudié la philosophie et les sciences culturelles. En 1998, elle devient et demeure une artiste free-lance reconnue.


Elle réalise de nombreuses installations permanentes ou éphémères dans des sites spécifiques : espaces publics, parcs de sculptures, jardins privés. Elle participe à de nombreux évènements relevant du Land Art ou de l’art in situ en Allemagne, Pays-Bas, France, Belgique, Suède, Italie, États-Unis, Taïwan…


Son travail souvent ponctué par l’illusion d’apesanteur, où des objets empilés (des bûches, des branches, des pierres) semblent suspendus dans les airs, renforce le caractère temporaire de ses sculptures. Ses oeuvres génèrent des situations hors du commun qui interrogent le spectateur.





Cornélia Konrads, Précarité du temps, Epémères 2013, vieux manoir de Couze et St Front

Inspirée par le design, Jeanne Tzaut, jeune artiste du collectif « La Mobylette » s’investit dans des manifestations tournées vers le grand public.


A travers la déambulation je rencontre des situations et des éléments, produits et archétypes de nos occupations, qui sont à l'origine de ma production. La figure du marcheur n'est jamais directement visible dans mon travail, elle est présente lors de la mise en place de celui-ci, au cours de cette recherche de moments, qu'ils soient insolites, rares ou insignifiants. Ce qui m'intéresse sont les territoires et les différentes « traces » pensées ou improvisées qui s'y dressent, des marques représentatives d'une période donnée durant laquelle une situation a été créé pour une fonction précise, perceptible ou non. J'extrais des zones, des fragments de réalité en tentant de mixer un constat et une volonté de transformation. J'interviens à partir de ou directement dans un espace réel, au sein d'une situation existante, pour en déplacer les données. Je n'invente pas de formes mais réutilise et modifie des univers déjà existants en opérant des déplacements et des détournements dans le désir d'activer/réactiver une scène. En étant mises en relation avec d'autres éléments, en étant perturbées ces constructions deviennent indépendantes, détachées de leur contexte, prêtes à amener de nouveaux fonctionnements et une nouvelle histoire.

J. Tzaut


Cornélia Konrads, Précarité du temps, Epémères 2013, vieux manoir de Couze et St Front Jeanne Tzaut, L’archipel du bassin, Ephémères 2013, bassin du canal, Lalinde

Jeanne Tzaut, L’archipel du bassin, Ephémères 2013, bassin du canal, Lalinde

Mireille Fulpius, Portes d’orée, Ephémères 2013, le long du canal à Mauzac

Extraits du dossier de presse


A l’écart des grands pôles culturels, le long de la moyenne vallée de la Dordogne entre Bergerac et Sarlat, EpHémères est un projet de territoire qui offre une diffusion de l’art contemporain et un nouveau regard sur le patrimoine bâti ou paysager :



Pour sa 4ème édition, EpHémères 2013 invite sept artistes sur des sites patrimoniaux de Ste-Alvère à Monbazillac, en passant par Mauzac, Lalinde, Couze-et-St-Front et Creysse. Dans une vallée riche d’un patrimoine architectural remarquable, les artistes en résidence sont invités à créer des oeuvres « in situ ». La force ou la qualité des sites proposés invite chaque artiste à répondre de manière très personnelle à ces lieux porteurs d’histoires. C’est cette adéquation entre l’art d’aujourd’hui et le patrimoine qui intéresse les artistes, suscite la curiosité du public et constitue l’originalité de ce parcours.


Quelques exemples ci-dessous :










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  EpHémères 2013

  Moyenne vallée de la Dordogne

  06.07 - 30.09.2013

Exposition du 6 juillet au 30 septembre 2013. Ephémères 2013, moyenne vallée de la Dordogne.

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2013. Tous droits réservés

Les artistes et les lieux

Marco Dessardo à Creysse, dans l’ancien chai entre mairie et rivière

Mireille Fulpius à Mauzac, le long du canal

Bertrand Gadenne dans le Château de Monbazillac

Cornelia Konrads à Couze et St Front, au manoir de La Rouzique

Florent Lamouroux à Monbazillac, dans le parc du château

Benoît Schmeltz à Sainte Alvère, dans l’église Saint Pierre ès Liens

Jeanne Tzaut à Lalinde sur le bassin au coeur de la bastide

Bertrand Gadenne, Le hibou, vidéo, 2005

Bertrand Gadenne est un artiste plasticien français né à Proverville dans l'Aube, qui vit et travaille aujourd'hui à Hellemmes-Lille. Il enseigne à l’école régionale des Beaux-Arts de Dunkerque.

Bertrand Gadenne a débuté à la fin des années 1970 par des installations de films Super 8.


Désormais, il se soucie de maîtriser techniquement les sources lumineuses et utilise au premier chef des dispositifs de projection et des images fixes ou animées pour provoquer des situations ambivalentes qui appellent la réaction de son spectateur. Depuis 1999, il utilise le principe de la projection vidéo afin d’affirmer la prise en compte de l’apparition fictionnelle de l’image en fonction des lieux d’expositions et l’investissement de l’espace public qui devient le théâtre d’étranges apparitions nocturnes.


Bertrand Gadenne travaille sur la notion d’éphémère, de passage et d’effondrement. Car les oeuvres n’échappent pas au processus d’altération et d’effacement.


Bertrand Gadenne, Le hibou, vidéo, 2005

Mireille Fulpius, Portes d’orée, Ephémères 2013, le long du canal à Mauzac

Mireille Fulpius, formée à l’Ecole des arts visuels de Genève, construit in situ de volumineuses structures de bois éphémères.
A l’aide d’un protocole constructif simple jouant sur la répétition d’éléments de base préparés en scierie puis assemblés sur place de manière artisanale, elle obtient des œuvres dessinées dans l’espace. Pour elle, travailler dans l’espace et travailler l’espace relèvent de la même activité.
Ici, Mireille Fulpius s’est inspirée des écluses existantes de l’ancien canal de contournement de la Dordogne, situées au départ à Mauzac. Une série de portes de forme triangulaire sont positionnées de part et d’autre du canal. Leur couleur or renforce l’impression moirée du dispositif et rappelle la couleur de la peirre de cette région. La pulsion sensible de cette installation est proposée à la découverte du visiteur, qui par son déplacement produit sur l’œuvre un effet cinétique.

ArtCatalyse-archives EpHémères 2013, Moyenne vallée de la Dordogne